Gagner à l'Euromillions, cela fait rêver tous les joueurs, certes, mais parfois, le destin s'en mêle et l'histoire, belle au départ, devient dramatique. C'est ce qui s'est passé avec Pascal Brun, le fameux boucher de Bègles qui avait gagné 26 215 627 euros en décembre 2004, et qui est décédé en 2017 après des années de frasques et d'excès en tous genres. Je vous raconte son histoire, loin d'être un long fleuve tranquille (reportage vidéo en bonus en fin d'article).

Pascal Brun, le destin brisé d’un gros gagnant de l’EuroMillions

Il y a de très belles histoires quand on parle du Loto ou de l’EuroMillions, des gains qui ont changé la vie de gagnants qui sont devenus riches voir très très riches du jour au lendemain, des joueurs qui ont alors pu réaliser leurs rêves les plus fous. Malheureusement, il y a aussi des histoires dramatiques. C’est le cas de Pascal Brun, un des premiers gros gagnants de l’EuroMillions, 26 215 627 euros précisément, plus de 26 200 000 € gagnés le vendredi 17 décembre 2004, et donc l’année de lancement de cette loterie Européenne organisée conjointement par douze pays européens (ce qui explique les sommes énormes mises en jeu).

L’argent, c’est un peu comme la moutarde, cela peut vite monter au nez. C’est un peu ce qui est arrivé à Pascal.

Quand la raison s’évanouit, certains gagnants perdent la tête entre guillemets, grisés par cette vie de millionnaire où tout est possible, tout du moins financièrement. C’est là que les ennuis arrivent, quand on se croit un peu immortel et surpuissant grâce à sa fortune. Il faut avoir les pieds sur terre, et pas sûr, quand vous allez apprendre l’histoire de Pascal, que lui les avait justement. Le reportage vidéo est à retrouver en toute fin d’article.

Un boucher qui devient multimillionnaire du jour au lendemain

Le 17 décembre 2004 : Pascal devient un des premiers gagnants de la loterie EuroMillions en France

Il a brulé la vie par les deux bouts, il aura profité, beaucoup, c’était peut-être aussi ça son destin : profiter à fond jusqu’à l’indécence ! Aucun jugement ici, évidemment, mais au moins, il aura pu vivre des choses que 99% des gens n’auront pas l’occasion de vivre dans leur vie. On pourrait presque faire un film de son histoire, vous allez le voir, tellement il s’est passé de choses.

Qui est Pascal Brun ? C’est un boucher ‘modeste’ (dixit le reportage vidéo), né en 1970, et qui a vécu à Saint-Caprais (aussi appelée Saint-Caprais-de-Bordeaux) à une vingtaine de kilomètres de Bordeaux. Il grandit aux côtés de ses 2 grands frères ainsi que de ses parents, artisans bouchers dont la boutique se situe au rez-de-chaussée de leur habitation.

Il reprend le flambeau de son père en 1998 à l’age de 28 ans en ouvrant sa propre boucherie à Bègles (33), une commune française située dans le sud-ouest de la France (Gironde), à environ 5 km de Bordeaux (proche banlieue), un artisan qui se tue à la tâche et qui peut passer jusqu’à 17 heures par jour à bosser dans son commerce. Bref, c’est un passionné qui aime son métier.

C’est aussi un bon vivant qui vient faire la fête dans le bar en face de sa boucherie plusieurs fois par semaine, pour décompresser, le bar de son meilleur ami.

C’est alors que la vie de ce boucher et célibataire endurcit bascule le 17 décembre 2004 lorsque que cet habitant de Bègles gagne une somme folle au tirage Euromillions à savoir 26 215 627 euros, une semaine avant Noël. Joli cadeau ! Ce n’est pas à moi que cela arriverait, et pourtant j’essaye (cf Keno), sans succès pour le moment !

Si cela aurait pu être le plus beau jour de sa vie, malheureusement pour lui, c’est le jour qui scelle le début de ses ennuis.

C’est dans le tabac ‘le Prince Albert’ que ce gagnant avait validé son bulletin, un établissement toujours situé au 17 Bis Cours Victor Hugo à Bègles.

Un matin pas comme les autres

C’est d’ailleurs assez marrant de noter que les versions diffèrent sur le ‘comment il a appris la nouvelle’.

Commençons par la version de son ex-employée, Patricia. Comme tous les matins avec cette dernière, il ouvre la boutique. C’est alors que le primeur d’à côté vient lui dire que quelqu’un a gagné gros à l’Euromillions sur Bègles. En vérifiant les numéros sur le journal, il annonce à son employée que c’est lui le gagnant. Elle ne le croit pas mais en le voyant pleurer et en vérifiant par elle-même les numéros sur son reçu, elle voit bien qu’il ne ment pas. Ça, c’est la première version.

Une ex-employée du millionnaire et ancien boucher Pascal Brun raconte l'histoire de son ex-patron
Patricia, une ex-employée de la boucherie de Pascal Brun, le boucher de Bègles gagnant de l’EuroMillions, raconte le jour où il a appris qu’il avait gagné – Capture d’écran : © Chaîne Bling !

La seconde version, c’est la suivante : alors qu’il travaillait aux abattoirs de nuit, Pascal apprend qu’une personne du coin a gagné le jackpot. En voyant tout un tas de journalistes au bureau de tabac où il avait validé sa grille, il se dit que, qui sait, c’est peut-être lui le gagnant. Effectivement, c’est bien lui ! C’est le patron de cet établissement, Raphaël Jimenez, qui à l’époque le récupère tout tremblant, chamboulé par la nouvelle qu’il vient d’apprendre. Il a gagné une petite fortune, il devient alors très certainement le boucher le plus riche de France.

Et forcément, quand on a eu une vie tranquille, une vie d’artisan, de petit commerçant sans histoire si je puis dire dans une ville moyenne de 30 000 habitants et que du jour au lendemain, on devient riche, on peut vite vriller si on n’est pas préparé. Celui qui gagnait moins de 3000 euros par mois devient alors une célébrité en montrant son visage à la presse.

De l’ombre à la lumière

Sa plus grosse erreur ? Ne pas être resté anonyme, certainement heureux de partager cette grande nouvelle avec tout le monde. Comme je vous disais, il y avait une certaine hype à l’époque vu que Pascal faisait partie des tous premiers gros gagnants de l’Euromillions. Tous les objectifs sont alors braqués sur lui et on le retrouve, son gros chèque à la main, tout sourire à la Une de tous les journaux. Il enchaîne les interviews.

Je ne dors pas depuis trois jours, j’ai pas vraiment eu le temps de réfléchir.

Pascal devant les médias

J’aurais dû travailler ce matin, je travaille plus, cela ne me complique pas la vie.

Pascal à un journaliste qui lui demande si ce n’est pas compliqué d’être le grand gagnant

Le problème, c’est qu’à l’époque, aucun accompagnement de la FDJ n’était réellement mis en place. C’est d’ailleurs après cette triste histoire que la FDJ United met en place des ateliers plus poussés afin de donner des pistes d’investissements, de placements à ses gagnants.

Pascal est alors sollicité de toutes parts, et comme vous vous en doutez, ce ne sont pas forcément les bonnes personnes qui vont l’approcher.

De boucher dans la petite ville de Bègles à personne très très riche, forcément, cela secoue. Propriétaire de sa propre boucherie-charcuterie, il arrête de travailler et il décide de profiter de sa nouvelle vie.

Tout à fait, j’arrête, j’en ai plus besoin.

Le gagnant à une journaliste qui lui demande s’il va continuer de travailler

Forcément, le petit boucher, qui devait gagner on va dire en gros 2800 euros par mois, vu qu’il était proprio de sa boucherie, peut désormais se la couler douce sans rien faire : rien qu’avec les intérêts, il annonçait gagner environ 3 000 euros par jour.

Celui qui n’a jamais pris l’avion et encore moins de vacances peut désormais tout s’offrir. C’est un véritable choc psychologique pour lui. Alors on parle à sa place et j’ai envie de dire paix à son âme mais quel gâchis ! Cela me fait mal au cœur car célibataire et sans enfant, cet argent, il le voyait peut-être comme un bon moyen d’être au centre des attentions, d’être apprécié, aimé tout simplement. On a vu le résultat : la suite étant tout sauf une histoire de conte de fées.

Il commence à voyager aux quatre coins du Monde, loue des Yachts, dépense sans compter pour s’offrir ses rêves d’enfants comme ces voitures miniatures de collection, plus de 1000 à 500 euros pièce (plus de 500 000 euros au total), ou encore cette autre voiture miniature, qui ressemble à un jouet d’enfant, à plus de 30 000 euros aux enchères.

Il découvre un monde inconnu et il est peut-être là le souci, une rentrée trop brutale dans cet univers du luxe, ses millions le coupant de son ancienne vie, du monde réel.

Il essaye d’ailleurs de reprendre son ancienne activité quelques temps après avoir gagné, mais lorsqu’il revient dans sa boucherie, le regard des gens a changé. Pire, comme le raconte un ami, l’attitude de certains clients est juste honteuse, certains d’entre eux lui demandant de repartir de sa boutique avec des produits gratuits, vu qu’il est devenu millionnaire. Oui oui, vous avez bien lu : du grand n’importe quoi !

Son principal défaut ? Il a bon cœur et quand certaines personnes apprennent qu’il n’hésite pas à donner à droite à gauche 1000 euros, 2000 euros, 5000 euros, c’est le début de la fin. Ces milliers d’euros de dons se transforment alors en 50 000 € voir 100 000 euros.

Pascal était juste trop gentil, c’est un bon résumé de toute cette histoire au final…

Ses frasques et ses mauvais choix de ‘nouveau riche’

Un amoureux des grosses cylindrées… et des infractions

Je dois dire que Pascal n’a pas eu de chance. Il enchaine les mauvaises décisions, vous allez le voir. Son goût immodéré pour la fête et une consommation excessive d’alcool n’aident pas.

Là encore, je ne suis pas là pour juger mais selon moi, le cas de Pascal est un peu un cas d’école de tout ce qu’il ne faut pas faire quand on gagne très gros au Loto ou à l’EuroMillions. Si vous gagnez un jour, vous saurez ce qu’il faut éviter de faire en lisant son histoire.

Pascal Brun, le boucher millionnaire, aimait la vitesse et les supercars
Pascal Brun, gros gagnant de l’EuroMillions en 2004, était un fidèle client de la concession Ferrari – Capture d’écran : © Chaîne Bling !

C’est un amoureux des très belles voitures, notamment celles au cheval cabré. Il va donc s’offrir des jouets grandeur nature, des supercars qu’on aimerait tous conduire un jour : une Ferrari 612 Scaglietti, une Ferrari 599 GTB Fiorano sauf que lui, il appuie un peu trop sur la pédale d’accélérateur, c’est tout le problème.

En tout cas, dans le reportage vidéo, on voit qu’il s’intéressait aussi aux voitures de collection (via des ventes aux enchères), des achats plutôt malins car comme le bon vin, en général, les vieilles automobiles prennent de la valeur avec le temps. Avec son frère, ils parcouraient aussi les circuits en Europe à bord de ses belles italiennes, de bons moments qui laissent un gout amère à son frère, on le comprend.

Interpellé plusieurs fois pour conduite sous l’emprise d’un état alcoolique (déjà au volant de son 4*4 en 2005), il multiplie les infractions et les condamnations (5 en 10 ans). En 2007, la justice tape du poing sur la table : contrôlé avec 2,4 g d’alcool dans le sang à Bordeaux, son permis lui est retiré (avec interdiction de le repasser pendant un an). Il est également condamné à 210 heures de travaux d’intérêt général et à une lourde amende de 4 500 €.

En 2009, arrêté par des policiers en état d’ébriété au volant, il leur propose 1 000 euros chacun pour tout oublier et le laisser partir, les invitant même à boire l’apéritif chez lui. Là, et il ne s’en rend certainement pas compte, on passe encore un cap dans la gravité des faits.

Corruption de fonctionnaires de police, ça pique : six mois de prison, dont trois ferme, permis de conduire annulé, saisie du véhicule (plus de 220 000 euros le modèle) et 500 euros à verser aux fonctionnaires pour ‘préjudice moral’. C’est la totale ! Or, quand on est riche et qu’on a vrillé, je pense qu’on se dit que ce n’est pas grave car on a les moyens de payer : ‘tant pis, je me rachèterai une Ferrari et même 2’. On continue les mêmes erreurs, une spirale infernale. L’argent ne peut pas tout acheter…

Un gagnant sollicité par les mauvaises personnes

Quand on se montre au grand public en tant que gros gagnant de l’EuroMillions, il y a un risque d’où l’importance de l’anonymat des gagnants : voir des gens malhonnêtes venir demander de l’argent, proposer des projets bancals, essayer de vous soutirer de l’argent par tous les moyens. Je veux bien le croire, les gens peuvent raconter vraiment n’importe quoi pour essayer de grappiller quelques milliers d’euros.

Cela peut vraiment pourrir la vie du gagnant et ça, c’est une réalité. Un frère de Pascal le racontait à l’époque au JDD en 2009 : sa vie était devenue un véritable enfer. Son frère expliquait la situation : les sollicitations financières et les menaces étaient quasi quotidiennes.

Cette semaine, près d’Arcachon, mon frère s’est fait bousculer dans la rue et insulter. En mai, il a été cambriolé. Mon fils l’a été aussi.

Le frère du gagnant au JDD

Un artisan qui faisait des travaux chez Pascal lui a piqué un chèque et encaissé 20.000 euros. Notre autre frère a acheté un immeuble mais ses locataires ne veulent pas le payer, ils disent qu’il est assez riche comme ça. J’ai dû changer mon fils de lycée à deux reprises, mais comme ça restait invivable, il a dû poursuivre ses études par correspondance. On reçoit des demandes d’argent en permanence.

Le frère au journal

Même le curé s’y mettait, c’est pour dire !

Un curé pour le toit de l’église, des maires, des gens qui se disent malades du sida, des bouchers, des femmes avec des photos d’elles à poil ! Passé un temps, le courrier qu’on recevait dans une même journée représentait une pile de 15 cm d’épaisseur…

Le frère du gagnant au Journal du Dimanche

Beaucoup de gens voient les gains du Loto ou de l’EuroMillions comme quelque chose de si irréel que ces jackpots deviennent alors dans leur tête presque illégitimes donc ils se croient eux-mêmes légitimes à demander de l’argent au gagnant, comme si c’était normal. Pour eux, c’est de l’argent qu’il n’a pas mérité donc il doit le distribuer. Est-ce qu’ils iraient demander cela à quelqu’un qui gagnerait très bien sa vie grâce à son entreprise et qui roulerait en Ferrari ? La réponse est non. Ce n’est pas parce que les gens gagnent une fortune du jour au lendemain qu’il faut les prendre pour des banques sur pattes. Ils ne vous doivent rien, point à la ligne !

Pour le gagnant, cela doit être vraiment compliqué car la suspicion doit être de chaque instant. La personne qui vous parle a-t-elle une idée derrière la tête ? Veut-elle profiter de moi ? Bref, c’est juste horrible. Voilà la raison pour laquelle il ne faut en parler à personne !

Un mauvais gestionnaire attiré par le monde de la nuit

C’est aussi la raison pour laquelle Pascal décide de quitter la France en 2009, et ce afin de redevenir incognito et de mettre fin à toutes ces tentatives d’arnaques, d’escroqueries et de harcèlement. En partant sur Genève, dans un quartier prisé des millionnaires, il a pu démarrer une nouvelle vie. Il a même fait la connaissance d’une belle ukrainienne travaillant dans l’immobilier, dont il tombe amoureux et avec qui il se marie.

Sa femme de l’époque ressent son mal-être, accentué par l’oisiveté qui devient un problème, qu’il pallie par l’alcool, la cigarette et la fête, des excès qui mettent d’ailleurs fin à leur histoire d’amour.

Faisant pas mal la fête en Suisse, et dépensant entre 70 000 et 90 000 euros par mois dans des établissements de nuit, se pose alors la question d’un achat, un investissement dans ce monde si particulier. Après en avoir discuté avec son frère, il achète le Velvet, un cabaret qu’il va gérer avec ses 2 frères. Le problème, c’est que de gérer un tel établissement, cela demande du métier. On ne devient pas patron d’un établissement de nuit du jour au lendemain. On ne s’improvise pas non plus boucher sans une formation, et bien c’est pareil dans ce type de structure.

Acheté pour 6 millions de francs suisse à l’époque, cela n’aide pas ce gros gagnant à s’éloigner de ses démons comme l’indique son frère dans le reportage vidéo.

Malheureusement, là encore, il ne vient pas dans son établissement pour travailler mais pour continuer à boire, un cercle vicieux. En plus, il n’a pas de chance car les établissements genevois ont eu droit à des vagues de contrôles très stricts, des enquêtes et même des fermetures temporaires ainsi que des actions administratives dans le cadre de la lutte contre des activités jugées contraires aux règles locales, le Velvet ne faisant pas exception à ces contrôles administratifs de ‘la brigade des mœurs’.

Le sort s’est acharné sur Pascal !

Bref, vous le comprenez, c’est une longue liste d’erreurs qu’il a pu faire, saupoudrée de manque de bol dans ses affaires, à rajouter au fait qu’en se montrant dans tous les médias, forcément, sortent du bois d’anciens ‘amis’ qu’il n’avait pas revus depuis des lustres. Entre les mauvaises rencontres, les investissements qui ne tiennent pas debout et ceux qui sont très maladroits (on en fait forcément tous quand on gagne gros), cela fait beaucoup pour un seul homme si je puis dire. Je trouve ça vraiment triste encore une fois.

Entre ses achats de bolides hors de prix, l’achat de sa maison de luxe au Pyla-sur-Mer (d’une valeur de plus d’un million d’euros, une maison pas loin de la dune du Pilat), son château à rénover près de Bordeaux (à Villenave‑d’Ornon), le pari risqué du Velvet en Suisse et ses ‘coups de pouce’ à des proches (l’hôtel Victoria à Grasse par exemple (environ 4,5 millions d’euros), une opération immobilière qui s’est mal déroulée (contentieux avec la banque)), on sent qu’il a certainement pensé que son jackpot était un peu comme un puits sans fond, et donc qu’il pouvait dépenser sans compter. Or, c’est loin d’être le cas même quand on gagne une grosse somme.

L’argent appelle les paillettes mais aussi pas mal d’ennuis si on ne met pas en place une véritable stratégie pour bien placer son argent, un argent tombé du ciel avec une petite mise de départ, certes, mais ce n’est pas une raison pour jeter son argent par les fenêtres au prétexte qu’il arrive un peu de nulle part.

Un boucher pas préparé à ce qu’il lui est arrivé ?

L’argent ne peut pas acheter le bonheur

Le timide boucher de Bègles se transforme en golden boy comme le raconte le reportage. Il affiche sa fortune et parade aux bras de sublimes jeunes femmes. J’ai envie de dire qu’il vit tout simplement, rattrape certainement le temps perdu, ce qu’une vie de ‘boucher ordinaire’ ne peux pas apporter, offrir. Grâce à son jackpot Euromillions, il met fin à pas mal de frustrations que tout le monde a, on ne va pas se mentir. Or chez lui, cela a déclenché une cascade de problèmes, l’inverse de ce qui aurait dû se passer quand on gagne une si grosse somme. Ce jackpot a été un accélérateur, dans le mauvais sens.

Mais peut-on vraiment être préparé à ça ? Je pense que c’est aussi une question de tempérament et de caractère. Il aurait dû faire différemment, certes, mais au final, il a fait des choix que personne ne peut et ne doit juger. Avec le recul, c’est trop facile de dire qu’il aurait dû faire ci ou ça.

En tout cas, depuis cet épisode, la FDJ propose des ‘ateliers patrimoniaux’ pour les gros gagnants (un million d’euros ou plus), afin de les aider à gérer ce changement soudain de situation (gestion patrimoniale, projets, risques, échanges avec d’autres gagnants etc.) et ce en mettant aussi l’accent sur l’aspect psychologique et pas que financier.

La triste histoire de Pascal Brun (et il n’est pas le seul dans le Monde malheureusement) a servi de catalyseur pour que la FDJ réfléchisse à sa ‘responsabilité’ face aux gagnants. Son histoire aura donc servi à quelque chose.

RIP Pascal

Après toutes ces années de fêtes et d’excès, il meurt à 47 ans d’un cancer des poumons. Sept mois après l’annonce de sa maladie, début 2017, il décède. J’espère juste qu’il n’aura pas trop souffert.

Un de ses frères hérite du Velvet et d’une partie de sa fortune, son autre frère et sa mère du reste de son argent.

Gagner gros à un jeu de hasard, est-ce une malédiction ? Serait-il mort sans avoir gagné à l’EuroMillions ? Je pense que cela l’a juste précipité vers sa fin, un peu plus tôt. Il serait peut-être décédé de la même manière s’il n’avait pas gagné et s’il était resté ce petit boucher de Bègles sans histoire. Au moins, il aura profité à 800% de sa vie. Il peut reposer en paix.

Un reportage vidéo super triste sur son histoire

Alors, on ne peut pas tout imputer à l’EuroMillions, le reportage vidéo ci-dessous (tiré de la chaine YouTube Bling !) montrant bien que ce monsieur, paix à son âme, a certainement fait de mauvais choix (je me répète mais c’est factuel). Ce boucher avait donc tout pour être heureux et pourtant, cela a très très mal fini pour lui.

Là d’où il est en tout cas, s’il nous regarde, il doit se dire : ‘au moins j’en ai bien profité’. Au final, c’est un bon mec qui avait juste envie d’être aimé et de vivre une vie qu’il avait certainement rêvée en secret. C’est certainement d’ailleurs pourquoi il jouait à l’Euromillions, un peu comme nous tous, afin d’être libre de faire ce qu’on veut, quand on veut.

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Camille Lidou

Fondateur de Actujackpot.com en 2025, Camille Lidou est rédacteur et surtout passionné depuis plus de 20 ans par les jeux de hasard. Initialement diplômé dans le domaine juridique (Master de droit fiscal), il allie son expertise dans les jeux (notamment de loterie) avec sa passion d'internet (depuis plus de 15 ans) ! En savoir plus.

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